Autonomie économique
Monnaie libre
Toute économie repose sur un code monétaire. Le nôtre programme la cavalerie et la machine à faillites. La monnaie libre recode : chaque membre crée la même part relative de monnaie, chaque jour. Symétrique dans l'espace, symétrique dans le temps.
La Théorie Relative de la Monnaie (TRM), formulée par Stéphane Laborde, pose la question autrement : à quelle condition une monnaie ne privilégie-t-elle personne dans sa création ? Ni aucun individu parmi ses contemporains, ni aucune génération par rapport aux suivantes ? La réponse est la double symétrie. Symétrie spatiale : chaque membre crée la même part de monnaie que ses voisins. Symétrie temporelle : les membres d'aujourd'hui ne privent pas ceux de demain. Le Dividende Universel (DU) est la traduction pratique de ces deux symétries — une part égale de création monétaire, pour chaque membre certifié, chaque jour. Ni plus, ni moins. Ce n'est pas une monnaie complémentaire indexée sur l'euro. Ce n'est pas une monnaie locale. Ce n'est pas une spéculation. La Ğ1 (June) est la première implémentation de la TRM — lancée le 8 mars 2017, plus de 6 000 membres, des milliers d'offres et de demandes, une conférence biannuelle. Une économie vivante. L'entrée se fait par la toile de confiance (WoT) : chaque nouveau membre est certifié par des membres existants, dans un graphe de confiance humain. Pas de banque, pas d'État, pas de biométrie. C'est aussi ce qui lie monnaie libre et identité décentralisée — la même clé ouvre les deux portes. Le DU comme unité de mesure change la posture. On ne vend plus — on donne. On n'achète plus — on reçoit. On ne paye plus — on mesure. La monnaie libre mesure la gratitude. Pas le prix.